L’Agence Internationale de l’Energie annonce le pic pétrolier pour 2030 (Rapport Pétrole 2025)
Sauf perturbations majeures, les marchés pétroliers mondiaux devraient être bien approvisionnés au cours des cinq prochaines années, la croissance des capacités de production dépassant largement celle de la demande. Mais il ne faut pas relâcher ses efforts face aux risques géopolitiques et économiques. Plus d’informations dans le rapport Pétrole 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ➡️ https://iea.li/4jTPPZQ.
Pour les tendances du marché pétrolier au cours de la dernière décennie, nous observons un duo remarquable. Grâce à la révolution du schiste, les États-Unis ont représenté 90 % de la croissance de l’offre mondiale, tandis que 60 % de la hausse de la demande provient de la Chine. Mais cette dynamique est en train de changer. En savoir plus ➡️https://iea.li/4e6qsm7
Alors que les ventes de véhicules électriques augmentent et que la structure économique de la Chine évolue, la demande de pétrole du pays devrait atteindre un pic en 2027. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles notre dernier rapport réaffirme la projection selon laquelle la demande mondiale de pétrole cessera de croître d’ici la fin de cette décennie.
L’augmentation de la production des États-Unis, du Canada, du Brésil, de la Guyane et de l’Argentine devrait plus que couvrir la croissance de la demande mondiale de pétrole dans les années à venir. Ce « Quintette des Amériques » a stimulé la croissance des capacités en dehors de l’OPEP+, même si l’élan pourrait s’estomper vers la fin de la décennie.
Pour en savoir plus, lisez le rapport Pétrole 2025 de l’AIE, disponible gratuitement sur son site Web ➡️https://iea.li/4e6qsm7
Pour en savoir plus, vous pouvez rejoindre Toril Bosoni, le chef de division Industrie et marchés pétroliers de l’AIE, et le Directeur Exécutif de l’Agence Fatih Birol pour l’événement de lancement EN DIRECT à 11h00 CEST ➡️https://iea.li/3TpDEZR
Le pic pétrolier, qu’est-ce que c’est?

Le pic pétrolier (peak oil) se définit comme le maximum atteint par la courbe d’extraction du pétrole d’un puits, avant un déclin inéluctable dû à la déplétion de cette ressource non renouvelable. Par extension, ce terme fait référence au moment où la production mondiale va plafonner en volume avant de commencer à décliner (Connaissances des énergies, 2016).
La notion de pic pétrolier a été introduite aux États-Unis dans les années 1950 par Marion King Hubbert, un géophysicien travaillant pour Shell, comme l’explique Stéphane His, un expert en stratégie énergétique (Socialter, 2023). Hubbert avait prédit que le sommet de la production de pétrole aux États-Unis serait atteint dans les années 1970. Bien qu’il ait été tourné en dérision au début, ses prévisions se sont révélées justes.
En 1998, Jean Laherrère, un Français, et Colin Campbell, un Britannique, ont repris le concept de pic pétrolier à l’échelle mondiale, en publiant un article dans la revue Scientific American. Leur conclusion était que ce pic serait probablement atteint dans les dix années suivantes. À l’instar de Hubbert, le duo a réussi à prédire avec précision, car en 2008, le sommet de production mondiale a été atteint. En effet, en 2019, l’AIE a annoncé que le pic mondial du pétrole conventionnel, représentant près des 3/4 de la production totale de pétrole, a été dépassé en 2008 (Auzanneau, 2019). Soulignons que ce pic ne concernait que le pétrole conventionnel, car les pétroles non conventionnels ont été en mesure de compenser temporairement le plateau de production mondiale de pétrole conventionnel depuis les années 2005 – 2008.
Dans les années 2000, la baisse de l’énergie nette octroyée par la production de l’ensemble des produits pétroliers à l’échelle mondiale n’a pu être limitée que par l’investissement croissant dans l’exploitation de gigantesques gisements de pétrole conventionnel de faible TRE standard et par la multiplication des forages des petits gisements de pétrole conventionnel de faible TRE standard. Autrement dit nous investissions de plus en plus d’énergie pour faire face à la baisse des rendements marginaux dans la production mondiale de pétrole conventionnel. Jusqu’à 2018-2019, l’énergie nette octroyée par les pétroles de schiste américains ont permis d’inverser la tendance. Cependant, aucun autre liquide ne semble pouvoir prendre le relais et devenir la prochaine source d’énergie de secours d’après les experts (Delannoy et al., 2021).
Toutefois, si analyser la production mondiale de pétrole, d’année en année, en anticipation du pic pétrolier mondial, est un indicateur intéressant. Seule l’analyse de la production nette de pétrole – bien qu’extrêmement difficile à effectuer – nous permettrait de nous rendre compte que la baisse réelle de la production de pétrole à l’échelle mondiale est probablement encore bien plus proche que ce que nous pouvons penser…
